Les rebelles de l’AFC/M23 ont procédé au renforcement de leurs positions aux environs de Walikale-centre, une zone contrôlée jusqu’ici par les Wazalendo, et ce, depuis le retrait de ces mêmes rebelles.
D’après la société civile en territoire de Walikale qui alerte les forces loyalistes, plus de 8 camions de marque Fuso, remplis d’hommes et des munitions, ont traversé les villages sur l’axe Kalembe-Mpeti, situé dans le groupement Kisimba en secteur Wanianga dans le territoire de Walikale, depuis le 30 avril dernier.
Ce renforcement des positions de la part des rebelles du M23 intervient au même moment que les négociations qui se poursuivent à Doha entre les représentants du gouvernement congolais et ceux de l’AFC-M23 pour un deuxième rendez-vous, quelques jours après l’intervention du Président américain Donald Trump sur son intention de s’investir pour trouver une paix durable aux conflits armés dans la région des grands lacs.
Pour la société civile, les forces loyalistes accompagnées des jeunes volontaires pour la défense de la patrie dits Wazalendo, devraient se préparer à riposter au vu de cette nouvelle vague de renforcement de positions des rebelles du M23, malgré leur annonce d’abandonner la cité marquant leur intention de respecter les processus de paix et aux négociations de Doha.
Le gouvernement congolais ne cesse de hausser le ton et d’accuser la rébellion du M23 de violer le cessez-le-feu décrété plusieurs fois. Ceci se justifie par des affrontements en cours entre les Wazalendo appuyés par les FARDC et les rebelles du M23 dans la province du Sud-Kivu, depuis deux semaines et dans le territoire de Lubero au Nord-Kivu.
Dans une intervention faite ce mercredi 7 mai devant les autorités installées par les rebelles du M23 dans la ville de Bukavu, le colonel Willy Ngoma, porte-parole militaire de l’AFC-M23 a fait savoir que la rébellion ne quittera les zones occupées que si « Jésus de Nazareth revenait », ceci mettant en suspens les voies de sortie de crises souhaitées par le gouvernement congolais.



