La Société civile populaire de Mwene-Ditu monte au créneau pour dénoncer la dégradation alarmante des services de transport public assurés par la compagnie nationale Transco dans la région. Dans une déclaration signée par son président urbain, Martin Mwamba Koloyi, l’organisation tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle qualifie de «conditions de voyage inhumaines», en particulier durant cette période de vacances.
Le constat dressé est accablant : Seulement deux bus Transco seraient actuellement opérationnels pour couvrir les besoins de toute une population. Résultat, ces véhicules sont constamment surchargés, avec des passagers entassés à bord, parfois contraints de rester debout sur plus de 130 kilomètres, soit près de quatre heures de trajet. Une situation que la Société Civile juge non seulement intolérable, mais aussi dangereuse pour la sécurité des voyageurs, notamment les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes.
Malgré la piètre qualité du service, une grande majorité des habitants continuent de recourir à Transco, attirés par ses tarifs abordables, faute de moyens pour opter pour des solutions de transport plus coûteuses. Mais pour Martin Mwamba Koloyi, cette réalité économique ne saurait justifier l’humiliation que subissent les citoyens dans leur propre pays.
Face à ce tableau sombre, la Société Civile Populaire lance un appel pressant aux autorités compétentes, qu’elles soient nationales, provinciales ou locales, afin qu’elles prennent des mesures urgentes et concrètes. Elle réclame notamment la mise en circulation de nouveaux bus et une amélioration rapide des conditions de transport.
La population ne sait à quelle porte frapper pour recouvrer sa dignité.déplore le communiqué.
La structure citoyenne attend désormais des réponses rapides et efficaces des pouvoirs publics pour garantir à la population de Mwene-Ditu un transport public digne, sécurisé et humain, surtout en cette période cruciale des grandes vacances.



