Nous ne pouvons pas nous voiler la face.
Nous savons tous que le bilan du premier mandat du Président TSHISEKEDI n’était pas élogieux à Kisangani.
Cependant, Kisangani n’est pas destinée à l’opposition.
Nous devons aider le Gouvernement à faire avancer notre ville en disant la vérité tant sur ce qui va bien que sur ce qui ne marche pas.
Puisque nous avons pris la bonne résolution de soutenir le Président TSHISEKEDI à gagner les élections en décembre 2023, nous devons par conséquent l’aider à rester dans l’histoire comme le bâtisseur de notre pays et de Kisangani, chef-lieu de la Province de la Tshopo et de la Grande Orientale.
En République Démocratique du Congo, le constituant a institué plusieurs échelons de commandement par cette décentralisation qui doit permettre un développement de la base au sommet.
De la Présidence aux avenues, y compris dans nos villages, il y a un commandement qui doit s’occuper de la cité.
Même si Jésus-Christ a fait son entrée triomphale à Jérusalem pendant que ses disciples agitaient des frondes de palmiers et pavaient son chemin de tuniques pour l’accueillir, Kisangani est une ville qui se villagise et où on attend que l’arrivée du Chef de l’Etat pour la rendre propre, pour lui montrer que la ville se modernise.
Qui n’a pas vu comment le marché central de Kisangani, la Place des Martyrs ont été entretenus, les artères ont ressenti l’odeur de la peinture, les gens ont travaillé jour et nuit pour mettre la limonite et bétonner la ville pour accueillir le Président Félix-Antoine TSHISEKEDI à Kisangani le 23 octobre dernier ?
Après son départ, qu’avons-nous constaté ?
Même si c’est sous la vision du Chef de l’Etat que tous se tapent la poitrine de faire quelque chose, cette vision c’est d’abord pour le bien du peuple qu’elle doit être mise en œuvre, ils doivent le savoir.
Le Stade Lumumba est un grand projet de développement sportif pour ce pays. Il a consommé plus que ce qui pouvait permettre de construire un autre stade moderne.
Il est important que le Gouvernement de la République communique sur ce qui est donné comme financement et veille à la bonne réalisation des travaux dans le délai.
Malgré les financements obtenus par la SNEL, la gestion du projet de l’électrification de la ville de Kisangani risque de ne pas donner des bons résultats avec ce qui est dit de l’utilisation du financement reçu du FRIVAO par la SNEL.
Le Ministre de la Justice doit garder l’œil du chien ouvert pour dénicher toute compromission.
La route nationale 4 (RN4) est l’un des projets qui va stimuler le développement dans la ville de Kisangani, la Tshopo, la Grande Orientale.
Le Président TSHISEKEDI sera le grand bâtisseur en faisant asphalter cette route, comme en poussant le gouvernement à finaliser le financement du projet de la route menant à l’aéroport de Bangoka.
Avant l’arrivée du Président TSHISEKEDI à Kisangani pour sa campagne, nous avons vu l’ancien gouvernement provincial lancer des projets importants sur des artères dont celle de l’avenue Général Mulumba où une année après la route n’est pas ouverte au niveau du rond-point du Canon et à côté du rond-point SGA, malgré la fin de travaux du côté Congo Palace, on y laisse des engins comme pour dire nous sommes dans une ville en chantier.
Ces travaux de trompe l’œil pénalisent les commerçants et handicapent la circulation des biens et des personnes.
Il faut arrêter de tromper le Chef de l’Etat.
Il veut mieux faire, puisqu’il a cette volonté.
Kisangani peut se transformer et retrouver son prestige avec les atouts que nous avons aujourd’hui.
Souvent, le Gouvernement central se voit porter un fardeau suite à la mauvaise gouvernance des autorités tant provinciales que locales.
Le conflit mbole et lengola a été créé ici et voilà qu’aujourd’hui le forum de Paix semble avoir apporté de l’apaisement entre nos deux communautés.
Il est important que le Chef de l’Etat veille sur la politique de chaque gouverneur pour que sa représentation au niveau provincial serve réellement aux intérêts du peuple.
Il faudrait que les victimes de ce conflit soit indemnisée, qu’elles retrouvent une vie ordinaire, que chaque parent recouvre la capacité de prendre en charge sa famille.
Ce taux élevé de vagabondage et d’insécurité, sans parler de la crise alimentaire que nous vivons à Kisangani ont pour fait générateur cette situation.
C’est maintenant, pendant qu’il est encore temps que nous devons travailler, agir pour le bien du peuple, au risque de plus rien à avoir à lui dire dans l’avenir.
Fait à Kisangani, le 30 décembre 2024
Maître Jean-François ALAUWA BOKOMBO
Analyste politique



