Ce lundi 16 décembre matin, la situation est devenue tendue à l’Institut facultaire de Yangambi (IFA) alors que des étudiants mécontents ont exprimé leur frustration face à l’annulation des examens de la première session, initialement prévus vendredi dernier. Cette situation est le résultat direct de la grève lancée par le syndicat national des enseignants de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), qui a débuté le 9 décembre 2024 et observée par l’APIFA (Association des Professeurs de l’Institut Facultaire de Yangambi), paralysant ainsi les activités académiques.
Le mécontentement des étudiants a pris une tournure violente. Des manifestants ont mis le feu à un véhicule de type Nao de l’IFA, avant de s’attaquer à plusieurs biens de valeur dans l’enceinte de l’institution. Parmi les objets détruits figurent deux ordinateurs fixes, des ventilateurs, des chaises en plastique du centre de santé universitaire, ainsi que des vitres et des portes. Les dégâts matériels sont considérables, et la situation a rapidement dégénéré.
Contacté par la rédaction de kabalisolo.com, Joscar Tobaleke Epeko, représentant des étudiants, a exprimé l’inquiétude des étudiants et a appelé les autorités à organiser une réunion d’urgence avec l’APIFA pour tenter de résoudre la crise. Selon lui, il est impératif que les responsables trouvent une solution rapide afin de permettre aux étudiants de passer leurs examens et d’éviter toute nouvelle escalade des tensions.
Joscar Tobaleke a également invité ses camarades à faire preuve de patience.
Nous devons attendre la réaction des autorités. Si cette réponse n’est pas en faveur des étudiants, alors nous pourrons légitimement revendiquer nos droits.
a-t-il déclaré


La situation a également attiré l’intervention de la Police nationale congolaise (PNC), qui a été déployée pour rétablir l’ordre et éviter toute nouvelle violence. Les forces de l’ordre ont dispersé les manifestants et sécurisé les lieux, bien que la situation reste tendue.
Il convient de noter que cette crise survient dans un contexte déjà difficile, où les étudiants dénoncent des conditions de travail et d’apprentissage qui ne sont plus adaptées aux besoins modernes de l’enseignement supérieur. Cette grève intervient après plusieurs mois de revendications non satisfaites, notamment des questions salariales et des conditions de travail des enseignants.
Le sort des examens et des activités académiques à l’IFA reste incertain, et tous les regards sont désormais tournés vers les autorités pour une gestion rapide et efficace de cette crise.



