10 décembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Environnement

Kisangani : le secteur forestier, quel intérêt pour les Jeunes ?

Habari RDC a tenu une nouvelle séance de Face aux jeunes ce vendredi 7 octobre 2022, en collaboration avec Putlizer Center, une organisation de droits américains.

Au cours de cette activité, il était question de sensibiliser les jeunes sur l’importance de la forêt pour que ces derniers en tirent profit. C’était sous le thème « Études, carrière et entrepreneuriat dans le secteur forestier, quel intérêt pour les jeunes ».

Cyrille Adebu, coordonateur de l’ONG Océan et intervenant du jour, a indiqué que les jeunes doivent d’abord investir sur eux-mêmes, c’est à dire, avoir une expertise dans un domaine ou un autre, en matière d’exploitation et gestion de forêt, avant de s’impliquer dans la production, la transformation et la commercialisation des forêts.

Un autre aspect, c’est comment les jeunes peuvent exploiter le service que la nature nous rend, notamment le fait que nous avons des cours d’eaux que les forêts entretiennent. Cela peut être une opportunité pour lancer des projets, des initiatives en matière de micro barrages (…) Il y a également dans le domaine assez simple comme l’apiculture, qui nous requiert beaucoup des financements, il y a beaucoup d’opportunités dans la pays mais il y a peu des gens qui savent comment écrire des projets.

Justin Kyale, professeur à l’Université de Kisangani, dans son intervention, étant scientifique, a affirmé qu’il y a une rupture entre les chercheurs scientifiques et les politiques, car les recherches ne sont toujours pas consommées par ceux qui engagent la prise de décisions dans notre pays, et pourtant dans d’autres cieux, la recherche contribue au développement dans tous les secteurs de la vie.

Ici chez nous, les politiques ne s’intéressent pas aux résultats des recherches. Voilà pourquoi beaucoup des choses pataugent et finalement vous allez comprendre que la plupart des maux qui sont à la base de dérives à travers la société congolaise aujourd’hui, ont déjà trouvé leurs solutions dans les différents travaux scientifiques, notamment les thèses et les articles, mais nous les gardons dans nos bibliothèques.

Pour y remédier, le professeur Kyale a proposé aux politiques, au travers leurs cabinets, de commencer à aller vers les scientifiques pour se rendre compte de leurs différentes publications, afin d’élaborer les politiques publiques. Pour les scientifiques, il leur a proposé de changer l’approche de communication en faisant des thèmes de leurs travaux scientifiques l’objet des conférences, des publications au niveau médiatique. Ce qu’il a appelé la validation externe du travail scientifique.

Pour sa part, Jean Fundi Kipatamoto, journaliste de profession engagé dans le domaine forestier et bénéficiaire de la formation Rainforest journalism found (RJR), s’est servi de son expérience pour témoigner l’importance du secteur forestier en ce vingt unième siècle. En sa qualité de journaliste, il a encouragé ses collègues journalistes à entreprendre dans le secteur forestier sans pour autant le détruire par des moyens tels que le déboisement. Il a également stimulé les journalistes à s’intéresser aux questions qui touchent la forêt car elle regorge beaucoup des richesses. Il leur a demandé pour ce faire, de sensibiliser régulièrement la population sur la protection de la forêt et dee ses biens faits.

Par rapport au financement des projets des jeunes en matière environnement, la chargée de communication de Putlizer Center, Afyy Malungu, ne s’est pas tue :

Notre objectif est de mettre en relation les jeunes, les structures ou encore les personnes, qui sont porteurs des financements dans ce domaine, à travers la sensibilisation, l’information et la commercialisation, qui sont les angles que nous utilisons pour permettre aux jeunes d’accéder aux financements, afin d’investir, d’étudier ou encore d’orienter leurs carrières au sein de ce secteur forestier.

Il sied de signaler que le projet communication Congo bassin talk with Young professionals consiste à organiser une série des rencontres et d’échanges avec des jeunes professionnels, pour échanger autour de la valeur ajoutée que la forêt du bassin du Congo peut représenter dans leur propre bien-être.

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