En vacances parlementaires dans son fief électoral, le député national Laddy Yangotikala a tenu, ce lundi 31 août 2026, un point de presse à l’hôtel Congo Palace, à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Au cours de cette rencontre avec les professionnels des médias, l’élu national a abordé plusieurs questions d’actualité, notamment la situation sécuritaire, l’épidémie de maladie à virus Ebola ainsi que l’état d’avancement des travaux financés par le gouvernement national.
Devant la presse, Laddy Yangotikala a d’abord insisté sur la nécessité, pour les députés nationaux, de rendre compte de leur travail à leurs électeurs durant les vacances parlementaires. Il a expliqué que ses déplacements dans différentes provinces du pays lui permettent de recueillir les préoccupations de la population afin de les porter au niveau des institutions nationales.
Ebola : Laddy Yangotikala met en cause le Rwanda
Une partie importante de son intervention a été consacrée à l’épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans la Tshopo.
Laddy Yangotikala a avancé l’hypothèse selon laquelle cette épidémie pourrait constituer, selon lui, une stratégie visant à fragiliser la République démocratique du Congo et à contrecarrer les efforts diplomatiques du président Félix-Antoine Tshisekedi.
Le député a notamment mis en cause le Rwanda et ses dirigeants, évoquant la possibilité d’une utilisation délibérée du virus Ebola à des fins de déstabilisation. Ces accusations ont été formulées par l’élu sans qu’il n’en apporte publiquement, au cours de cette conférence de presse, des éléments de preuve.
Tout en développant cette thèse, le député a appelé la population à prendre la maladie au sérieux et à respecter les mesures de prévention.
« Ebola existe, Ebola tue. J’étais témoin du décès du quatrième cas d’Ebola ici à Kisangani », a-t-il martelé, invitant les habitants à faire preuve de prudence et à se protéger contre la maladie.
Laddy Yangotikala a également rejeté les affirmations selon lesquelles le gouvernement chercherait à éliminer les médecins à travers la vaccination. Il a, au contraire, estimé que la RDC souffre d’une importante insuffisance en personnel médical et qu’il serait, selon lui, inconcevable que l’État puisse avoir intérêt à faire disparaître des professionnels de santé.
La RN4, une priorité pour la Tshopo
Autre sujet majeur abordé au cours de cette rencontre : l’état de la Route nationale numéro 4, particulièrement sur l’axe Kisangani–Bunia–Kasindi.
Laddy Yangotikala s’est dit insatisfait de la lenteur observée dans l’exécution des travaux. Selon lui, l’asphaltage de cet axe est essentiel au désenclavement de la Tshopo, à l’évacuation des produits agricoles et au renforcement de la connexion entre plusieurs provinces du pays.
« La chose la plus importante pour moi serait de voir la Route nationale numéro 4, axe Kisangani–Bunia–Kasindi, être asphaltée », a-t-il déclaré.
L’élu de Kisangani a annoncé son intention de porter cette question devant le Parlement lors de la prochaine session ordinaire, prévue à partir du 15 septembre et principalement consacrée à l’examen du projet de loi de finances.
Le député a également critiqué la qualité et le rythme d’exécution de certains travaux routiers. Il estime que certaines entreprises chargées des chantiers pourraient compromettre la vision du chef de l’État en matière d’infrastructures.
Dialogue national : un appel à partir de la base
Au cours de cette rencontre avec la presse, Laddy Yangotikala a par ailleurs salué l’appel du président Félix-Antoine Tshisekedi en faveur d’un dialogue national.
Il souhaite que cette démarche parte de la base et permette aux Congolais de réfléchir collectivement aux causes du retard de développement, du chômage et de l’insécurité qui affectent plusieurs régions du pays, particulièrement la Tshopo.
Pour le député, ces défis nécessitent une réflexion collective et des réponses adaptées aux réalités vécues par les populations.
Deux gouverneurs dans la vision du chef de l’État, selon Yangotikala
Enfin, Laddy Yangotikala a estimé que seuls deux gouverneurs provinciaux accompagnent, selon lui, la vision du chef de l’État : Fifi Masuka et Mike Mukeni.
Cette déclaration intervient alors que le député appelle à une meilleure prise en compte des préoccupations des populations et à une accélération du développement des provinces.
Cette rencontre avec la presse aura ainsi permis au député national de revenir sur plusieurs préoccupations de ses électeurs de la Tshopo et d’annoncer son intention de porter certains de ces dossiers devant les institutions nationales lors de la prochaine session parlementaire.



