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13 septembre 2026
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Kisangani – Guerre de 6 jours : 25 ans après, l’ONG AJDDH et d’autres structures exigent une justice équitable

Ce jeudi 5 juin 2025 à Kisangani, ONG Actions pour la Justice, le Développement et les Droits humains (AJDDH), conjointement avec Ukumbusho et Congo Peace Network, ont adressé un mémorandum aux autorités tant nationales qu’internationales, exigeant une justice équitable aux atrocités de la guerre de 6 jours.

Conduites par Jedidia Mabela, directeur exécutif de l’ONG AJDDH, ces structures sont revenues sur la genèse de cet événement tragique qui a laissé des enfants orphelins, des mères veuves et plusieurs biens emportés, avant de poursuivre avec d’autres points marquants.

C’est fut le début d’une guerre urbaine acharnée, qui dura six jours (successifs), du 5 au 10 juin 2000, provoquant la mort d’au moins 760 civils, blessant des milliers d’autres, sans compter d’autres énormes dégâts matériels ayant réduit en ruines les infrastructures  publiques et privées notamment des écoles, hôpitaux, marchés, habitations. Le sang a coulé dans toutes les communes de Kisangani  (Mangobo, Tshopo, Makiso, Kabondo…), aucun lieu n’était sûr. En ces jours-la, Kisangani, ville martyre, payait une fois encore le prix de son importance géostratégique, politique, économique et symbolique. Et pourtant, ce drame n’était pas un fait isolé.

indiquent ces structures dans une déclaration commune

Ces structures estiment que le silence de la communauté internationale pendant toutes ces années a ajouté une couche d’injustice sur l’horreur. Il a fallu attendre le 9 février 2022 pour que la Cour internationale de Justice (CIJ) condamne enfin l’Ouganda pour les crimes commis entre 1998 et 2003, dont ceux perpétrés à Kisangani. Il importe ici de mentionner le laxisme du gouvernement congolais qui s’était contenté des 325 millions de dollars arrêtés par la Cour contre les 11 milliards estimés par les experts et demandés par la RDC.

Face à cette situation, elles demandent au Président de la République d’exiger la levée du secret sur le nom des auteurs présumés des crimes graves perpétrés en RDC, répertoriés dans le rapport mapping ; mais également de capitaliser le mandat en cours de la RDC de membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations-Unies pour exiger la création d’un Tribunal pénal international, afin d’enclencher des poursuites à l’endroit principalement du Rwanda.

Peu avant cette lecture du mémorandum, une messe en hommage aux victimes de la guerre de 6 jours a été organisée par ces structures, à la paroisse Saint Jean-Paul II.

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