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Kisangani
22 septembre 2026
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Kisangani : découvrez Fwidi B, un jeune rappeur boyomais qui rivalise avec lui-même

Kisangani, la troisième ville de la République Démocratique du Congo, regorge autant des patrimoines historiques que culturels, dont la musique se fait distinctement imposer parmi le reste au fil des années.

De Gatho Beevans ou Abeti Masiki en passant par Koffi Olomide, à Jamaïque ou encore Alain Chirwisa dit King Lesh, la ville de Stanley (Stanleyville, Kisangani) sort de l’oublie du jour au lendemain à travers des jeunes artistes, natifs et non natifs, qui se découvrent dans l’art musical. Parmi eux, nous découvrons « Fwidi Bassam » autrement « FWIDI B ».

Qui est Fwidi Bassam ?

À l’État civile : David Kastude, l’étoile montante du rap boyomais a pour nom de scène Fwidi Bassam. Par « Fwidi », un nom tiré de ses racines parentales (ses oncles), qui signifie « la mort » en Ki Kongo ( l’une des quatres langues nationales de la RDC), il est la métaphore de « l’éternité », car, affirme-t-il : « je contrôle la mort ! ».

Et quid de Bassam ? Passionné de l’art en général et de la musique en particulier, Fwidi est aussi cinéphile. Il a une grande admiration pour les séries musicales que légendaires et même du drame telles que Game of Thorne, Viking ou encore Casa de Papel, mais beaucoup plus la série « Tyrant », d’où il a tiré le nom de Bassam (acteur principal). Dans Tyrant, Bassam Al Fayeed est le frère de Jamal Al Fayeed, Président à l’intérim de la République fictive d’Abbudin, dont il deviendra lui aussi le Président après s’être exilé et changé de nom, pour devenir Khalil. Ce n’est qu’une parenthèse !

Fwidi Bassam, David Kastude de son vrai nom, est né le 20 mars 2000, à l’Est de la République Démocratique du Congo. Fils de EDMOND Kastude et SUBJANE Kagheni, tous les deux congolais. Après avoir obtenu son diplôme d’État en Industrie agricole, en 2018, Fwidi s’inscrit à la faculté des Sciences à l’Université de Kisangani, où il est actuellement à son année terminale de la licence en Chimie organique.

Les débuts d’une entreprise vivante

À 16ans, dans le ghetto, la muse de la musique (Euterpe) lui insuffle vers et tempos. Ce goût d’un nouvel art lui est dû à son pote MKin, qui était déjà, lui, un grand admirateur de l’art de Mozart. ” Dis-moi qui tu fréquentes je te dirai qui tu es ”. De là, Fwidi se dépasse du simple plaisir à un grand rêve. L’artiste essaie de taquiner la muse, il peut déjà écrire quelques vers et raper drôlement bien.

C’est dans le ghetto que je me suis découvert. Après, avec Mkin, on a créé un groupe label Mb1er. On était juste tous les deux dans le label,

raconte-t-il.

Il fait ses débuts avec du Rap Hip hop. Il sort un tout premier titre toujours dans ce label dont lui et MKin son collaborateur sont les boss.

Aujourd’hui, même s’il fait sortir de la fougue mêlée de la rage dans la plupart de ses textes comme 2Pac, Fwidi essouffle l’énergie de Lefa pour se remettre dans le rythme. Fwidi B est capable de faire tous les styles du rap en général. Comme les préférences n’en manque, il se plus dans sa peau lorsque fait du hip hop, hold school, le trap ou encore le drill.

J’écoutais beaucoup plus la Sexion d’assaut,et c’est Lefa qui m’a emporté dans ce délire. Je l’écoute toujours, suis l’un de ces plus grand fan, j’écoute aussi le rap US, Drake ,Traviscot, Future,

Dit-il, et précise qu’il aime aussi sincèrement Jenny Paria, un artiste rappeur de la ville Goma, en République Démocratique du Congo.

À son actif, il a plus de 10 réalisations en solo et en featuring, dont plusieurs collaborations notamment avec Prince Kay dans « Triste sombre », avec Win Boy Lebrave et Bennes dans « Tous humains », qui est resté son classic juqu’à présent, et bien d’autres encore. « Euti Wapi », le titre d’une collaboration avec Daniel Bila Poète Non Instruit, Sam Lion et F2Chaine. Sorti le 18 decembre, le clip est en ligne sur toutes les plateformes de téléchargement et sur sa chaîne Youtube officielle FWIDI B.

Alors que le public boyomais s’inquiète pour « ce gosse qui n’a plus de père, ce gosse qui n’a plus de mère, ce qui gosse qui n’a plus de cœur, ce gosse qui ne vois plus clair » ( extrait du couplet dans Euti Wapi), l’artiste annonce pensent qu’il faut peut-être rester pour que les individus arrêtent de faire du mal les uns les autres.

« Restons vrais » est un nouveau projet qui sortira le 4 Janvier. Le projet compte 6 titres et une collaboration avec Nadia Yombisa, une jeune artiste chanteuse aussi talentueuse. Le clip exceptionnel du titre « Si t’y crois » fait déjà le tours de la toile depuis la semaine dernière à l’annonce du projet.

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