28 juillet 2026
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Kasaï Orientale – Drame conjugal à Tshilenge : une femme tuée par son mari après une violente dispute

Un nouvel acte tragique de violence conjugale a endeuillé la commune rurale de Tshilenge, dans le territoire du même nom, province du Kasaï Orientale, ce samedi 2 août 2025. Une femme, répondant au nom de Muambuyi Nsanga, a été sauvagement tuée par son époux, Shambuyi Batubenga, à la suite d’une dispute familiale ayant dégénéré en drame.

D’après les témoignages recueillis sur les lieux, notamment celui de la fille aînée du couple, la victime, malade, avait sollicité l’aide de son mari, alors en déplacement à Tshitolu, pour financer ou organiser ses soins médicaux. Mais au lieu d’une assistance bienveillante, c’est une vive altercation qui s’est déclenchée dès l’arrivée de l’homme.

Le conflit portait essentiellement sur la décision de la femme de quitter Tshitolu pour s’installer à Tshilenge. Elle justifiait ce départ par les violences verbales incessantes qu’elle subissait de la part de la deuxième épouse de son mari. En colère, son époux lui a reproché cet éloignement qu’il jugeait injustifié.

Le ton est rapidement monté lorsque Muambuyi a tenté d’empêcher son mari de reprendre son téléphone, qu’elle considérait comme un outil indispensable à sa gestion quotidienne. C’est alors que Shambuyi Batubenga a violemment frappé sa femme à la tête et à la gorge. Elle a succombé à ses blessures sur place. Transportée au centre de santé le plus proche, l’infirmier de garde n’a pu que constater le décès.

Dans sa tentative de fuite, le meurtrier présumé a été intercepté par les habitants du quartier. Il a été sérieusement molesté avant d’être remis aux autorités compétentes. Il se trouve actuellement en détention au parquet de Tshilenge où une enquête est en cours.

Ce nouveau drame vient raviver l’indignation face à la recrudescence des violences conjugales dans la région. Il survient à peine deux mois après un cas similaire où une femme avait été accusée d’avoir tué son mari dans le quartier Tshipuka, toujours à Tshilenge. Ces cas à répétition mettent en lumière l’urgence d’une politique de prévention et de sensibilisation plus ferme face aux violences domestiques.

Muambuyi Nsanga laisse derrière elle plusieurs enfants, aujourd’hui orphelins de mère, et une communauté sous le choc, une fois de plus confrontée aux conséquences dramatiques de l’impunité et du silence autour des violences au sein des foyers.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *