Neuf civils, dont cinq femmes, se sont échappés, mardi 4 août 2026, de la captivité des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la forêt d’Elake, en chefferie des Babila-Bakwanza, territoire de Mambasa (Ituri). Leur évasion a été rendue possible grâce aux bombardements menés par la coalition des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de l’armée ougandaise (UPDF), selon un défenseur des droits humains.
Les rescapés avaient été enlevés le 7 mai 2026 à Biakato avant d’être conduits dans des camps des ADF, a indiqué à notre rédaction Zéphanie Kataliko, défenseur des droits humains dans la chefferie des Babila-Babombi.
Selon lui, les frappes de la coalition militaire ont créé une brèche qui a permis aux otages de s’enfuir. Toutefois, un dixième évadé est toujours porté disparu depuis leur fuite.
« Après leur évasion, certains habitants les auraient pris pour des combattants ennemis, ce qui les a contraints à se disperser. Depuis, l’un d’eux reste introuvable », a expliqué M. Kataliko.
Tout en saluant les opérations conjointes menées par les FARDC et l’UPDF contre les positions des ADF, le défenseur des droits humains a appelé à leur intensification afin de favoriser la libération d’autres personnes toujours retenues en captivité.
Il a également exhorté les habitants des chefferies de Babila-Babombi et des localités environnantes à ne pas recourir à la justice populaire face aux personnes inconnues ou aux rescapés des zones de conflit.
« Nous encourageons les forces engagées dans ces opérations à poursuivre la pression contre les camps des ADF. Cela redonne de l’espoir aux familles des otages et contribuera à sécuriser les zones agricoles afin de favoriser le retour des populations », a-t-il déclaré.
Les ADF, groupe armé d’origine ougandaise affilié à l’organisation État islamique selon plusieurs pays et les Nations unies, sont régulièrement accusés de massacres, d’enlèvements de civils et d’attaques contre les populations dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.



