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13 septembre 2026
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Haute Cour militaire : l’heure de vérité pour Joseph Kabila

La Haute Cour militaire se prononcera ce mardi 30 septembre 2025 dans le procès visant l’ancien président de la République, Joseph Kabila. L’information est confirmée par un extrait de rôle consulté par notre rédaction.

Initialement attendu le 1er septembre, le verdict avait été reporté à la demande des avocats de la partie civile, qui souhaitaient disposer de plus de temps pour introduire de nouveaux éléments à verser au dossier.

Lors de l’audience du 19 septembre, les conseils de la République ont revu à la hausse leurs réclamations, estimant désormais les dommages et intérêts à plus de 30,6 milliards de dollars américains, contre 24 milliards initialement. Me Jean-Marie Kabengala, l’un de leurs représentants, a justifié cette révision par l’ampleur des crimes commis par l’AFC/M23, mouvement qu’ils attribuent à Joseph Kabila, qualifié de « véritable patron » de cette rébellion. Selon lui, depuis janvier 2025, les exactions du groupe armé ont causé la mort de 7.000 personnes, provoqué le déplacement interne de 7,8 millions de Congolais et poussé plus de 103.000 autres à se réfugier hors du pays.

Les avocats de la République ont également insisté sur la confiscation de tous les biens de Joseph Kabila, plaidant pour une condamnation à perpétuité. Ils affirment par ailleurs que l’ancien chef de l’État, qu’ils présentent comme un « sujet rwandais », devrait être reconnu coupable d’espionnage.

Le ministère public a soutenu cette ligne de plaidoirie, s’écartant toutefois de son réquisitoire initial. Le 22 août dernier, l’Auditeur général près la Haute Cour militaire avait requis la peine de mort ainsi que la saisie de tous les avoirs de l’accusé.

L’affaire oppose Joseph Kabila, sénateur à vie, au ministère public représenté par l’Auditeur général, ainsi qu’à plusieurs parties civiles : la République démocratique du Congo, les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, l’ONG Défense des victimes de crimes sans frontières (VCSF) et l’ASBL Actions d’accompagnement des veuves et orphelins victimes de guerre (AVOVIG).

L’ancien président est poursuivi pour des charges particulièrement lourdes : participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicides intentionnels, trahison, apologie, viols, tortures, déportations ainsi que l’occupation armée de la ville de Goma.

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