24.1 C
Kisangani
21 septembre 2026
spot_img

Ebola en Ituri : amendes lourdes et saisies pour tout transport non autorisé de dépouilles

Pour freiner la propagation fulgurante du virus Ebola dans la province de l’Ituri, le gouverneur militaire, le Général-Major Kasongo Mulumba Batoka Gaby, a instauré un arsenal de mesures coercitives assorties de sanctions financières sévères, notamment pour le transport illégal de corps à partir de ce vendredi 03 juillet 2026.

Face à une épidémie qui touche désormais plusieurs zones de santé, dont les foyers actifs de Mongbwalu et Nia-Nia, l’administration militaire a durci le ton. Dans un arrêté provincial publié cette semaine, les autorités imposent une discipline stricte sous peine de lourdes amendes, allant jusqu’à 4 600 000 francs congolais pour les contrevenants utilisant des véhicules non médicaux pour transporter des dépouilles mortelles.

Selon le même arrêté, la saisie du véhicule est immédiate en cas de transport illégal de corps, et sa restitution est strictement subordonnée à une désinfection complète ainsi qu’au paiement d’une amende de 1 725 000 FC pour les motards, de 3 450 000 FC pour les voitures et les camion devront payer jusqu’à 4 600 000 FC.

Le Général-Major Kasongo Mulumba Batoka Gaby a étendu ses directives à l’ensemble des activités sociales et économiques pour briser les chaînes de transmission où les motos-taxis doivent désormais limiter leur service à un seul passager, utiliser des sièges en cuir pour faciliter la désinfection et exiger que le conducteur porte un équipement complet (casque, masque, combinaison). Pour les taxi-bus, la distanciation physique est rendue obligatoire avec une capacité limitée à cinq personnes.

Outre la fermeture et la vidange immédiates des piscines publiques, tout établissement de santé dépourvu de certificat de Prévention et Contrôle des Infections sera fermé. De plus, la vente de médicaments est désormais conditionnée par la présentation d’une ordonnance médicale.

Quant aux réunions publiques, celles-ci restent autorisées, mais sont plafonnées à 50 personnes dans les espaces fermés, sous réserve du respect strict des mesures barrières.

Avec des centaines de cas confirmés et des risques de propagation transfrontalière vers l’Ouganda, les autorités provinciales cherchent à endiguer un virus qui continue de mettre sous tension le système de santé local avec plusieurs cas positifs qui s’échappent dans les structures sanitaires ce dernier temps.

ÇA PEUT VOUS INTÉRESSER AUSSI

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Suivez-nous
305,000FansJ'aime
6,259SuiveursSuivre
2,092AbonnésS'abonner
- Advertisement -spot_img