26 novembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Conflit de limites Tshopo – Haut-Uélé : la loi a tranché, mais…

Le conflit de limites opposant le territoire de Bafwasende dans la province de la Tshopo à celui de Wamba dans la province du Haut-Uélé, appartient désormais au passé.

En effet, le village Bavangele dans le territoire de Bafwasende, disputé par les deux parties, revient présentement à la province du Haut-Uélé. La loi a tranché le mardi 28 juin dernier, tel que le dit le ministre provincial de l’intérieur de la Tshopo qui revient d’un dialogue convoqué par les autorités de Kinshasa et l’institut géographique du Congo, au début de cette semaine, à propos de ce conflit. Ce dialogue s’est tenu dans ce village. Voici la réaction du ministre de l’intérieur :

Je dirais que la mission est terminée pour les uns, mais pas pour les autres. Selon la loi, Bavangele se trouve maintenant dans le Haut-Uélé. On a interprété la loi, on a appliqué cette loi par respect, donc pour eux le dossier est clos. Mais pour nous de la Tshopo, le dossier n’est pas clos, parce qu’il y a des revendications.

a déclaré Jean Tongo.

Les notables de Bafwasende ayant participé à ce dialogue rejettent l’interprétation de la loi en faveur de la province du Haut-Uélé. Pour eux, les experts de l’institut géographique du Congo ont tranché le problème avec beaucoup de sentiment sans tenir compte de la réalité existante. Pour le notable Christian Masumbuko, le gouverneur Christophe Baseane Nangaa visant les gisements miniers de Bavangele a fait parler son poids pour faire pencher la balance de son côté. Cette vérité crachée sur le lieu de négociation, dit-il, l’a fait passer au tabac.

On nous a pris à pied levé pour aller seulement à Bavangele, là où depuis plus de 200 ans, la population de Bafwasende réside. Moi étant notable, j’ai posé la question au chef de mission : nous avons entendu à Isiro qu’après ici, on va faire la source de la rivière Eva, pour que nous puissions savoir la réalité de limites. Je vais me voir sacrifié par ce député m’amener devant son général de police, on m’a brutalisé comme un petit chien, j’ai été pris par 22 militaires et 12 policiers, j’ai été torturé et tabassé au vu et au su du ministre de l’intérieur de la Tshopo. Raison pour laquelle je dénonce ce manœuvre dilatoire de monsieur Nangaa et ces compagnons.

a révélé le notable Christian Masumbuko, ce vendredi premier juillet.

Ces propos sont rejetés par Jean Tongo, ministre provincial de l’intérieur de la Tshopo. Signalons que ce conflit qui opposait ces deux provinces, dure depuis le mois de mai denier.

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