Suite à l’attaque meurtrière qui a frappé la localité de Komanda, dans le territoire d’Irumu, province de l’Ituri, dans la nuit du 27 juillet 2025, Actions pour la justice, le développement et les droits humains (AJDDH) exprime sa profonde indignation, à travers un communiqué publié ce mardi 29 Juillet 2025.
À en croire ce communiqué dont une copie est parvenue à notre rédaction, AJDDH exprime sa solidarité envers les familles des victimes de cette attaque. Les hommes et femmes tués, participaient à une veillée de prière organisée à l’occasion du jubilé d’argent de la Croisade Eucharistique, un mouvement d’action catholique très présent dans la région. L’attaque s’est déroulée à l’intérieur d’une salle paroissiale de Caritas, transformant un moment spirituel en un véritable carnage, où cette attaque, attribuée aux rebelles ADF a coûté la vie à plus de 45 civils, parmi lesquels des enfants, des femmes, des jeunes, ainsi que des responsables religieux
Pendant que cette entité est réputée par plusieurs attaques meurtrières, cette structure pense que ce crime s’ajoute à une longue série d’atrocités commises par les ADF dans l’Est de la RDC notamment en Ituri et à Beni , mais il revêt par ailleurs une gravité particulière de par sa dimension religieuse et son ciblage délibéré de civils rassemblés dans un lieu de culte.
L’AJDDH considère cette attaque comme un affront contre la dignité humaine et un sabotage
des Droits humains consacrés tant par les instruments juridiques internationaux dûment
ratifiés par la RDC que par la Constitution notamment le droit à la vie, à la liberté de
culte et à la sécurité des personnes. L’inaction ou la réponse insuffisante des autorités face à la multiplication de ces actes barbares favorise un climat d’impunité généralisée, mettant en péril la paix sociale et la cohésion nationale.
Face à cette situation tragique, l’AJDDH note six points listés comme suit :
- Elle, exprime sa solidarité indéfectible aux familles des victimes, aux blessés, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté chrétienne durement éprouvée par cette attaque.
- Condamne fermement cette tuerie de masse, qu’elle qualifie d’acte terroriste et de crime contre l’humanité.
- Invite le gouvernement de la République à évaluer objectivement l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu ainsi que la mutualisation des forces entre UPDF et FARDC afin de prendre des mesures nécessaires de sécurisation des populations et de restauration de la paix dans ces régions devenues des terres fertiles aux violences et barbaries inhumaines.
- Demande une enquête indépendante et impartiale, afin d’identifier les auteurs, les
commanditaires et les complices de ce crime, pour qu’ils soient traduits devant les juridictions nationales ou internationales compétentes. - Exhorte les autorités congolaises à renforcer sans délai la protection des populations civiles dans les zones à haut risque, notamment les lieux de culte, les écoles et les centres communautaires dans le Territoire d’Irumu pour prévenir des incursions terroristes.
- Encourage la société civile, les confessions religieuses, les défenseurs des droits humains et les médias à se mobiliser massivement pour documenter, dénoncer et empêcher que ces crimes ne tombent dans l’oubli.
Par ailleurs, l’AJDDH rappelle dans le même communiqué que l’instauration d’une paix durable en RDC ne peut se faire sans justice, vérité et réparation. Il est impératif de mettre un terme à la culture de l’oubli et de l’indifférence qui entoure les crimes de masse. Les populations congolaises ont droit à la sécurité, à la dignité, à la liberté de croyance, qui ne constituent en rien des privilèges, mais des droits inaliénables.



