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Kisangani
21 septembre 2026
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Kisangani : deux poids, deux mesures dans l’autorisation des marches politiques

Dans la province de la Tshopo, la gestion des manifestations politiques par les autorités provinciales suscite la polémique. À Kisangani, deux décisions opposées concernant des marches pacifiques alimentent les accusations de « deux poids, deux mesures ».

Il y a quelques jours, le gouvernement provincial avait refusé d’autoriser une marche pacifique initiée par l’opposition pour dire « non » au projet de changement de la Constitution en RDC. Malgré cette interdiction, certains militants avaient tenté de manifester. Plusieurs d’entre eux avaient alors été interpellés puis arrêtés par les forces de l’ordre.

Ce vendredi 18 septembre, la situation a été différente du côté du parti au pouvoir. Alors que le gouvernement provincial avait pris un arrêté interdisant les rassemblements afin de contribuer à la lutte contre la maladie à virus Ebola, une marche a tout de même été organisée par des membres du parti au pouvoir. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour soutenir le projet de changement de la Constitution.

La manifestation a été encadrée par les forces de l’ordre, contrairement à la marche de l’opposition, qui avait été empêchée. Cette différence de traitement a suscité de nombreuses réactions au sein de la population de Kisangani.

Pour les militants de l’opposition, l’autorisation et l’encadrement de cette marche constituent une violation du principe d’égalité devant la loi et du droit constitutionnel de manifester et d’exprimer librement ses opinions.

De leur côté, des proches du parti au pouvoir estiment que la marche de l’opposition présentait des risques de troubles à l’ordre public, tandis que celle organisée par la majorité aurait été mieux préparée et aurait respecté la procédure d’information préalable des autorités.

Face à cette situation, la société civile appelle les autorités provinciales de la Tshopo à garantir une application impartiale des libertés publiques. Elle leur demande de faire preuve de la même rigueur et de la même tolérance envers tous les acteurs politiques, sans distinction de camp.

Cette controverse intervient alors que Kisangani et la province de la Tshopo font face à une situation sanitaire préoccupante liée à la maladie à virus Ebola, qui appelle également au respect des mesures de prévention et à la responsabilité de tous.

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