Organisée par le réseau national de la femme rurale avec appui d’Enabel, la table ronde axée sur la réflexion et le partage d’expériences entres les femmes à l’occasion de la journée internationale de la femme rurale, s’est clôturée ce mercredi 22 octobre 2025 à Kisangani. À l’issu de celle-ci, les participantes ont rendu publique une déclaration commune appelant à un engagement accru de l’État congolais et de la société civile en faveur de l’autonomisation de la femme rurale.
Dans leur déclaration, les femmes rurales venues de plusieurs zones de la Province de la Tshopo ont dressé un état des lieux préoccupant de leur condition après deux jours d’intenses travaux dans la salle Mgr Grison de Simi-Simi entre autres, l’ignorance, les poids des coutumes rétrogrades, la surcharge ménagère et inégal ainsi que l’accès aux ressources économiques et à la formation.
Elles ont toutefois reconnu le rôle essentiel que la femme rurale joue dans la résolution des conflits, la gestion communautaire et la promotion du développement local. Ce avant de formuler plusieurs recommandations à l’endroit du gouvernement congolais.
Elles demande notamment un appui davantage aux structures œuvrant pour la femme rurale, la réduction des coûts d’accès aux services et documents légaux. Elle ajoute à ses recommandations au près du gouvernement, l’allégement des taxes et prix des produits de base pour les femmes rurales, la favorisation d’un contact direct entre les femmes rurales et le ministère de l’Environnement et la mise en place d’un calendrier national régulier de concertation des femmes rurales.
Elles ont par la suite invité la société civile à renforcer son rôle d’encadrement et de vulgarisation sur les questions de développement rural et de genre. Une occasion pour appelé leurs pairs à ne pas baisser les bras dans la lutte pour leur autonomisation et à s’ouvrir de plus en plus à la collaboration, à la formation et au partage d’expériences.
Nous demandons la présence, l’ éffectivité de la femme rurale dans toutes les instances où se décident les politiques qui la concernent.
a résumé leur déclaration.
Pour finir, les participantes ont plaidé pour un réveil de conscience collectif et un soutien concret du gouvernement et partenaires à leurs initiatives locales, en vue de réduire la pauvreté et d’améliorer les conditions de vie dans les milieux ruraux.



