28 janvier 2023
Ville de Kisangani, RD Congo
Securité

Recrutement FARDC : que sont devenus les jeunes du Nord-Kuvu qui ont spontanément manifesté leur dévouement à l’appel de Félix Tshisekedi ?

Des jeunes cantonnés à Goma : un danger public sur la sécurité dans la ville.

Face à la situation qui règne dans la partie Est de la RDC depuis quelques mois avec l’agression des rebelles du M23, ces derniers appuyés officieusement par les RDF du Rwanda, le citoyen numéro du pays, Félix Antoine Tshisekedi, avait lancé un appel aux jeunes congolais en date du 05 novembre 2022 à la télévision nationale, patriotiques engagés, à rejoindre les FARDC, afin de barrer la route aux ennemis et renforcer les autres vaillants soldats sur les lignes de front au Nord-Kivu, ainsi que préparer d’autres réserves de renforts dans les mois suivants.

Dans le Nord-Kivu, et surtout dans la ville de Goma, nombreux jeunes avaient été fortement touchés et avaient montré la volonté de rejoindre les FARDC. Plus de 3000 jeunes ont été recensés dans toutes les villes et territoires de cette province, et seulement 500 avaient été envoyés directement à Kitona.

Qu’en est-il de ceux qui sont restés ?

À en croire les témoignages, les jeunes recrues qui sont encore dans la ville de Goma, deviennent de plus en plus un danger, et la sécurité pourrait en payer le prix fort.

Plusieurs alertes ont été lancées par les habitants qui vivent aux alentours de l’endroit dénommé Cercle sportif, non loin de la 34eme région militaire du Nord-Kivu, aux pieds du Mont Goma, en face de l’Institut Mont Goma et l’EPAIGO.
Ces jeunes sont visibles le soir, le matin sur la voie publique, d’un air fâché, faisant peur au ventre aux piétons et usagers de la rue Lyn Lusi.

D’après les déclarations qui surgissent, des nombreux habitants de la ville touristique disent « qu’il est fort malheureusement regrettable de constater que ces jeunes ayant accepté de s’engager dans l’armée puissent passer de journées en quémandant de la nourriture et autres besoins d’usage ».

Par ailleurs, cette réalité triste de jeunes cantonnés à Goma au centre sportif risquerait de créer une nouvelle forme de criminalité si le Gouvernement n’assurait pas leur encadrement et prise en charge et la sécurité de la ville irait en péril.

Innoncent MAISHA depuis Goma.

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