26 novembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Les enfants de la rue, de plus en plus nombreux : causes et conséquences

Le continent africain, dans toute sa splendeur, ses multiples richesses et ses cultures, a encore de grands défis à relever face à l’éducation et la prise en charge des enfants sans foyer, couramment appelé « enfant de la rue ».

Dans peu de villes africaines, en général, et en RDC, en particulier, il y a présence de foyers d’accueil ou maisons d’enfants sans abris avec une bonne prise en charge.

Le phénomène « enfants de la rue » se fait remarquer dans toutes les villes de la RDC, notamment dans la plupart des villes frappées par l’insécurité, la guerre et la rébellion, dans l’Est du pays.

Le mouvement massif des enfants dans les rues est souvent dû à la guerre, aux conflits socio-familiaux (perte d’un parent), à l’auto-dépendance dû au rejet et voir même par opinion propre d’un enfant à se sentir libre dans les rues.

Ce phénomène englobe couramment les mineurs, enfant âgés entre 3 et 17 ans. Et une fois au-delà de cette tranche d’âge, la société les considère comme des personnes responsables et capables de s’en sortir par leurs propres efforts.

Ces enfants, abandonnés à leur propre sort par la nature, n’ont aucun choix à part celui de se battre pour survivre, voir même pour la survie de leurs proches (cadets ou parents dans l’incapacité d’exercer des activités rémunératrices).

Cependant, dans l’exercice de leur combat, ils sont considérablement méprisés par la société. On les surnomme voyou, voleur, chegue, bandit, etc.. des appellations qui font bel et bien allusion à leurs tâches journalières et à leur apparence. Ceux de sexe féminin sont exposés à la prostitution, à l’exploitation et abus sexuels.

Nous y trouvons donc trois catégories parmi ces enfants. La première, dans des rues en train de collectionner des objets plastiques, fers, boîtes de conserve, en vue de revendre à leurs points focaux pour la transformation ou le traitement. La deuxième catégorie, dans des ateliers mécaniques des industries dans le besoin de bénéficier d’une formation, bien gratuite, des certains travaux. Et la troisième, la plus dangereuse, dans des rues et marchés dans le seul soucis de dépouiller et voler.

Peu de cas parmi ces enfants de rues ont accès aux soins de santé et à l’éducation scolaire.

Comme quoi, l’avenir tant politique qu’administratif d’un pays, résulte de l’éducation d’un enfant ; la RDC peut se projeter dans 20 ans dans un chaos avec cette situation si et seulement si elle n’est pas résolue.

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