1 décembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Kisangani : vers l’implantation de l’Institut français, une plus-value sur le plan culturel

Pourquoi la mutation de l’Alliance française de Kisangani à l’Institut français ? Telle est la question que se pose plus d’un boyomais depuis la fermeture de cette institution le 1er septembre dernier.

La recherche de la réponse à cette question a conduit la rédaction de Kaba Lisolo ce vendredi 21 octobre 2022, à la rencontre de Sébastien Etongo, directeur ai de l’ex Alliance française, qui nous a fourni toutes les explications quant à ce, au cours d’une interview exclusive.

Pourquoi la mutation de l’alliance française à l’Institut français ?

Je voudrais d’abord éclairer la lanterne de la population en ce qui concerne la différence entre une Alliance française (AF) et un Institut français. Il faut savoir que le réseau français à l’étranger fonctionne sur base de deux institutions : les Alliances françaises ainsi que les Instituts français. Les Alliances françaises à travers le monde, ce sont des associations sans but lucratif et qui fonctionnent en partenariat avec les postes. Ici, c’est l’ambassade. C’est le cas chez nous à Kisangani, donc l’Alliance française est une association de droits congolais mais qui travaille en partenariat avec l’ambassade de France pour la simple raison de la mission régalienne de cette institution, qui est l’enseignement du français. Et, les Institut français, ce sont également les établissements français à l’étranger, mais à la seule différence qu’ils sont des institutions gérées directement par la France. En d’autres termes, les institutions des droits français.

(…) l’Alliance française de Kisangani a connu quelques difficultés sur le plan budgétaire pour son fonctionnement, c’est alors que de commun accord, c’est à dire le Conseil d’administration de l’Alliance française et l’ambassade de France, ont décidé de faire muter cette institution à une institution de droits français, en d’autres termes, un Institut français. Et au-delà de ça, l’idée de l’ambassade, c’est de ne pas avoir dans un même pays les Alliances ainsi que les Instituts, puisqu’on est entrain de craindre en tout cas, certaines concurrences qui risquent d’être déloyales.

Quels sont avantages qu’accordera l’Institut français à la population boyomaise quand son implantation sera effective à Kisangani ?

Les avantages de l’Institut français sont multiples pour le bien être de la jeunesse de Kisangani. Cette institution est une plus-value pour le développement de la jeunesse boyomaise sur le plan culturel. Nous disposons des jeunes artistes qui ont beaucoup de talents et qui souhaitent toujours aller présenter leurs créations ailleurs. Mais ils sont buttés à des obstacles, à des contraintes budgétaires, parce que l’Alliance française n’a pas beaucoup de budget, mais avec l’Institut français, ça serait une programmation budgétaire annuel avec des budgets conséquents. Ça sera d’abord un tremplin pour nos artistes et dans toutes les disciplines, les théâtres, l’écriture, etc.

Quelles stratégies, les mécanismes que l’Institut français mettra en place pour encadrer la jeunesse boyomaise ur le plan culturel ?

Je vous donne une partie de la réponse mais l’autre sera donnée lors d’une conférence. Je profite de l’occasion pour informer au public qu’une délégation française composée de madame Laurence qui est la responsable et chargée des coopérations avec les universités, arrive à Kisangani ainsi que madame Pauline Lapointe, qui est la directrice nationale des campus France en République démocratique du Congo. C’est pour vous signifier que les mécanismes, c’est exactement rapprocher le public de l’espace Campus France, qui est déjà installé au sein de la bibliothèque centrale de l’université de Kisangani. C’est à travers les conférences, les ateliers, soit les séminaires dans différentes disciplines. Comme je disais là en musique, en comédie, en théâtre et en écriture, ainsi de suite. Alors, les artistes qui vont démontrer leurs prouesses artistiques ici à Kisangani pourraient aller en compétition avec les autres artistes, par exemple à la Halle de la Gombe. Au-delà de ça, il faut aussi savoir qu’avec cet Institut français, nous aurons aussi la chance de travailler dans un réseau des instituts français à travers le monde, ce qui pourrait permettre un échange culturel beaucoup plus optimal.

Un message à la population boyomaise

Je voudrais que le public comprenne que nous sommes dans une période de transition. L’Alliance française n’est pas encore complètement fermée. L’Alliance française va être fermée complètement lorsque l’Institut français va s’installer à Kisangani. Cela signifie que nous avons libéré le bâtiment en prélude de l’installation de l’Institut français, ça pourrait prendre une année, voire plus. Les travaux de réhabilitation doivent commencer, raison pour laquelle nos activités ont été réduites en service minimum. Le cours de français continue à se donner normalement, la 3e session de cette année va commencer le 1er novembre à l’école Mukadona, qui est une école partenaire à l’Alliance française, donc les inscriptions sont en cours.

L’occasion est pour moi de signifier au public ou à toute personne désireuse d’apprendre ou d’améliorer son niveau de français, de passer 16h-18h au complexe scolaire Mukadona pour les formalités en rapport avec les inscriptions pour les cours et en dehors de ça, il y a également le dispositif campus France qui, désormais, fonctionne à la bibliothèque des centrale de l’université de Kisangani.

Il sied de signaler que le 15 novembre prochain, une délégation de l’ambassade de France en RDC en provenance de Kinshasa, tiendra des conférences à Kisangani, à l’UNIKIS et dans d’autres institutions de la place, où les étudiants auront le temps de poser toutes les questions en rapport avec le dispositif campus France.

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