28 janvier 2023
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Kisangani – Hausse de prix des denrées alimentaires : des causes naturelles et sécuritaires ?

Depuis quelques jours, les prix de quelques denrées alimentaires prennent l’ascenseur sur le marché de Kisangani dans la Tshopo. Un gobelet de haricots qui se vendait à 2200 Francs congolais se négocie désormais à entre 3200 et 3500 FC. C’est également le cas de feuilles de manioc, dont une botte qui se fixait à 800 FC ou 1000 FC grimpe à 1500 voire 2000. Une situation qui inquiète de plus en plus la population boyomaise.

Contacté à ce sujet ce vendredi 02 décembre 2022, monsieur Fiston Lokonda, Ingénieur Agronome et Coordinateur provincial de l’ONG Ingénieurs Agronomes Sans Frontière, nous a donné des éclaircissements.

Nous sommes presqu’à la fin de la saison de pluie et la production pose problème. En ce moment, plusieurs agriculteurs sont au début de leurs champs et la situation pourra redevenir en normale après quelques mois. Mais il y a également l’aspect lié à l’insécurité qui gangrène la partie Est du pays, ce qui fait que plusieurs opérateurs économiques n’arrivent plus à cheminer facilement leurs produits jusqu’à Kisangani ; car le haricot consommé à Kisangani provient principalement de l’Ituri et du Nord-Kivu.

a-t-il expliqué.

A en croire cet agronome, pour le cas de feuilles de manioc, une autre cause est à puiser dans la situation intervenue il y a quelques jours par rapport à l’insatisfaction de peuple Kumu face à la nomination du bourgmestre de la nouvelle commune de Lubuya Bera. Pour manifester sa colère face à la nomination d’un non originaire au poste de bourgmestre, la population de ce coin a revendiqué en bloquant des routes, ce qui ne permettait plus aux femmes d’acheter et vendre les feuilles de manioc. Il en est de même vers le tronçon Kandamgba et Alibuku, les Kumu de ce coin en solidarité avec les autres, ont réussi à empêcher le déroulement normal des activités de champs.

Mais je crois que la situation est entrein d’être améliorée petit à petit.

a poursuivi Fiston Lokonda.

Signalons qu’à ce jour, dans certains restaurants communément appelés Malewa, des clients se plaignent de la quantité de plats de haricots et feuilles de manioc qui ont sensiblement diminué.

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