30 novembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Société

Kisangani de nouveau dans le noir, la SNEL muette

« Trop c’est trop ! », s’exclament de nombreux habitants de la ville de Kisangani dans la province de la Tshopo. Une frustration consécutive au manque d’électricité dans une ville longtemps considérée comme la troisième du pays.

Depuis quelques jours, une très grande partie de la ville est replongée dans un noir total. Impossible de se promener aisément le soir dans certains quartiers, on n’y voit pas les bouts des avenues. Les phares des engins roulants sont les seules lumières qu’on peut apercevoir, encore faut-il qu’il s’agisse des véhicules qui les projettent à 100 mètres.

Alors que la dernière panne au niveau de la centrale hydroélectrique de la Tshopo semblait avoir été résolue, la situation est vraisemblablement pire. Si la Société nationale d’électricité (SNEL) a l’habitude de communiquer à la suite de chaque souci au niveau de cette centrale, cette fois, elle a visiblement choisi la langue de bois. Le problème n’est-il pas détecté ? La SNEL en a marre elle aussi ? Des questions se posent autour de cette situation, la population boyomaise est confuse.

Si la lueur d’espoir qui planait sur Kisangani le mois passé à la suite de la signature d’un protocole d’accords entre la SNEL et la société Pongo résiste encore (peut-être), le désespoir est, quant à lui, encore plus grand.

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