26 novembre 2022
Ville de Kisangani, RD Congo
Securité

Kisangani : Alphonse Maindo, une fausse alerte ?

Depuis ce vendredi matin, les réseaux sociaux bougent au rythme de la nouvelle d’une présumée arrestation du professeur et défenseur du droits humains, Alphonse Maindo.

Après son post sur Twitter annonçant que sa résidence a été encerclée par des éléments des FARDC, c’est au tour de son petit frère d’alerter la presse, les chancelleries à Kinshasa et toutes les organisations des droits de l’homme en RDC et à l’étranger.

Je vous contacte en urgence pour vous alerter sur la situation de mon frère résident sur avenue Abamba dans la commune de Makiso à Kisangani. Il y a une dizaine des militaires FARDC bien armés qui ont encerclé la résidence de mon frère le Prof Alphonse Maindo, depuis cette nuit vers 04 heures du matin, pour l’arrêter à la suite de son intervention à la radio Okapi où il a été question d’analyser le voyage du Roi belge Philippe en RDC. Pour l’instant, mon frère a refusé d’ouvrir les portails de sa résidence et il est enfermé chez lui.

a écrit le jeune frère du directeur de Tropenboss.

Après quelques heures, les services de renseignement sont descendus sur le lieu pour plus des précisions. L’ANR, le renseignement militaire et la police, sont allés perquisitionner la résidence du Professeur Alphonse Maindo, en présence du responsable des droits humains de la Monusco et ses avocats, ce, consécutivement aux spéculations qui faisaient état d’une éventuelle présence des militaires rwandais armées dans sa résidence. Un détail que les sources sécuritaires auront soutenu, en indiquant notamment que le Professeur collaborait avec des rebelles de l’ADF. De son côté, la société civile laisse entendre que rien n’a été trouvé dans cette résidence et que le Professeur Maindo serait libre.

Entre-temps, plusieurs réactions sont tombées après cette action, notamment celle du défenseur de droits de l’homme, Dismas Kitenge, qui demande une dénonciation de cet acte qu’il qualifie de harcèlement :

Déjà je m’attendais à ce résultat : aucun effet trouvé à la résidence du prof. Alphonse Maindo. Il nous faut dénoncer fortement et énergiquement cet harcèlement contre un penseur libre et défenseur des droits humains. Pourquoi cette mobilisation de tant d’éléments de l’armée autour de sa résidence depuis 4 heures du matin ?

Jusque là, les tentatives pour joindre le professeur Alphonse Maindo n’ont pas abouti. Aussi, faut-il le signaler, les militaires sont encore devant les portails de sa résidence. Dossier à suivre…

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