Dialogue national : Tshisekedi trace la ligne rouge contre l’ingérence étrangère

Lors du 2ᵉ Congrès de l’Union sacrée de la Nation tenu le 30 août à Kinshasa, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a lancé un message fort : il se dit prêt à ouvrir un dialogue national sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays, mais à une condition ferme — aucun compromis avec des Congolais « inféodés aux puissances étrangères ».

Oui au dialogue, mais à ma seule initiative. Et surtout, pas avec ceux qui servent des intérêts étrangers au détriment du peuple congolais.

a-t-il martelé, selon un communiqué diffusé sur le compte X de sa plateforme politique, l’Union sacrée de la Nation (USN)

Le chef de l’État a fermement condamné les influences extérieures dans les initiatives de paix, insistant sur la souveraineté nationale :

Les Congolais n’ont pas besoin de prendre les armes et de compromettre notre développement. Restons entre nous, entre fils et filles de la nation, pour décider de l’avenir de notre République.

Il a également fait allusion aux initiatives internationales, comme les processus de paix de Doha et de Washington, qu’il considère comme bien intentionnés mais insuffisants s’ils ne sont pas ancrés dans une démarche congolo-congolaise :

Ce sont des dynamiques étrangères, parfois bienveillantes, mais ce n’est qu’en restant entre Congolais que nous pourrons réellement bâtir une paix durable.

Par cette déclaration, Félix Tshisekedi affirme sa volonté de reprendre la main sur la résolution de la crise à l’Est, en excluant tout acteur jugé sous influence étrangère, et en plaçant le dialogue sous le sceau de la souveraineté nationale.

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