A la veille des épreuves de la grande session des examens d’État pour l’année scolaire 2024-2025, les élèves finalistes issus des zones sous occupation des rebelles de l’AFC-M23 depuis plusieurs mois disent prêts à en découdre avec envie et détermination. Ils étaient nombreux ce dimanche 27 juillet dans des centres des examens d’État pour vérifier leurs places et localiser leurs différentes salles pour cette grande session inédite de l’année scolaire 2024-2025.
Nombreux candidats à ces épreuves, se montrent plutôt rassurants et déterminés à faire valoir leurs potentiels pendant cette période cruciale de leur part scolaire.
Je n’ai pas peur, on l’a préparé depuis plusieurs mois, et nous devons clôturer cette étape avec succès. La motivation est aussi grandiose. La guerre est arrivée mais nous nous sommes efforcés de finir avec le peu de programmes scolaires que l’on avait prévu.
Indique Agathe Kambaza, une élève en Scientifique à l’Institut Metanoïa de Goma.
De son côté, Blessing Wakama, de la section de Mécanique générale reste optimiste, à l’aise et sans pression pour les différents cours à passer durant cette période, malgré des difficultés liées aux frais scolaires et non achèvement des programmes scolaires suite aux multiples interruptions de cours observées.
Je ne suis pas stressé, et puis je ne veux même pas y penser aujourd’hui, tout ce que je pense c’est d’être là demain. D’ailleurs, je ne vais pas étudier ce soir. Je ne vais pas réviser aussi, j’attends que ce jour arrive et c’est tout.
confie-t-il.
Revenant sur les différents objets à tenir par tout élève pendant les examens d’État, un chef d’établissement a souligné notamment que les élèves doivent être en possession d’une carte d’élèves, le macaron de confirmation, un stylo et par précaution, un crayon et une gomme pour tout anticiper.
Soulignons que les frais de participation aux épreuves ont été pris en charge par le gouvernement de Kinshasa. A ce niveau, un autre chef d’établissement a mentionné qu’aucun élève ne serait inquiété sur le payement des frais scolaires. Toutes les écoles sont conscientes sur les situations respectives traversées par les parents et ne vont pas en tenir rigueur.



