Des cas de décès ne cessent d’être signalés ces deniers mois dans la maison carcérale de la ville de Butembo en province du Nord-Kivu. Cette fois, on note la mort d’au moins trois personnes dont l’âge varie entre 26 et 36 ans en l’espace de quatre jours, soit entre le 4 et le 8 Septembre 2024.
Les sources pénitentiaires renseignent que l’un est décédé à la suite d’une malnutrition sévère et d’infections respiratoires aiguës, alors que les deux autres sont décédés de suite des maladies hydriques non traitées.
Depuis Juillet dernier, des organisations de la société civile, des ONG et même des personnalités politiques de ce coin, ont eu à alerter sur les conditions précaires des détenus dans cette geôle, ce, après avoir comptabilisé 44 morts de Janvier 2024 au mois de Juillet pour presque les mêmes raisons dont « la malnutrition… », notamment. Une alerte du genre était celle du Réseau pour le Droit de l’Homme (REDHO) qui, à travers son coordonnateur Muhindo Wasivinywa, a qualifié cette Prison de Kakwangura d’un mouroir de suite de la malnutrition qui a touché plus de 200 détenus.
Seulement pour le premier semestre de cette année 2024, nous avons perdu 44 détenus et plus de 206 détenus souffrent de la malnutrition et ça nous préoccupe. Cette prison est en train de devenir un mouroir.
a alerté le coordonnateur du REDHO
Un autre problème auquel fait face cette prison est le surpeuplement. Notre source ajoute que la maison carcérale compte 1355 détenus alors qu’elle a été construite pour héberger uniquement 250 pensionnaires, d’où une promiscuité sans pareille.
Dans son alerte de Juillet dernier, le coordonnateur du Réseau pour le Droit de l’Homme avait ajouté que « certains détenus passent nuit dans des toilettes et douches, s’exposant à plusieurs maladies ».



