Concessionnaire dans l’entité de Bamanga à 3 kilomètres du centre Alibuku en territoire de Banalia dans la province de la Tshopo, Carine Aliango fait face, et ses travailleurs, à des menaces de la part du chef Mapasa de la localité Bawi, et ce, depuis le 23 janvier ; pourtant cette dernière qui a beaucoup investi dans cette entité a toujours été en bon terme avec les ayants droit.
En effet, ce chef Mapasa a mis la concession de madame Carine Aliango en vente. Chaque jour, ce dirigeant de la localité Bawi y débarque avec des potentiels clients, chassant les travailleurs du lieu. Comme si cela ne suffisait pas, ce dernier envoie à madame Carine des messages d’atteinte à vie, pour lui mettre la pression sur la cession de sa concession.
J’étais en train de travailler la où maman Carine m’avait demandé, quand j’ai senti la présence de quelqu’un que je ne voyais pas. Je lui ai demandé qui il était, il m’a répondu « le propriétaire de la forêt ou tu travailles, chef des Bawi ». Je lui ai dit que ici était la forêt de maman carine et je travaille pour elle. Mais il a répliqué en me donnant l’ordre de quitter la forêt avant qu’il me fasse du mal. J’ai fui car j’avais peur.
a déclaré un travailleur de la concession, avant qu’un autre ajoute :
Le chef de Bawi m’a trouvé dans la forêt, avec ses hommes ils m’ont encerclé. Il m’a demandé de dire à maman Carine de ne plus entrer dans sa forêt. Je lui ai demandé pourquoi, mais il a menacé de nous tuer et emprisonner madame Carine. Il a pris ma machete et a coupé une banane, il a déraciné les maniocs, et emporté avec lui la provision que j’avais.


En réaction, Carine Aliango, la plus ancienne concessionnaire, dit ne rien devoir au chef Mapasa de Bawi. Elle a des documents légaux qui attestent que cette concession lui appartient :
Le chef Mapasa de Bawi me demande de négocier avec lui si je veux garder mes terres. Et moi je refuse car je connais les Batchuche comme propriétaires qui m’ont vendu légalement ces terres. Je ne peux pas me comporter comme une barbare. C’est ainsi que j’appelle les autorités de la ville de Kisangani à intervenir le plus rapidement possible. Il entre avec des différents clients dans ma concession pour vendre 10 hectares, je ne dis rien car j’ai mes preuves. Cette affaire n’est plus à négliger, sinon nous assisterons à la même histoire qu’à Lubunga.
a-t-elle expliqué
Entre-temps Carine Aliango a saisi le sous commissariat d’Alibuku, mais aussi toute les instances judiciaires de la ville de Kisangani, afin de leur faire part de la gravité de la situation.



