Dans un communiqué conjoint de la coordination de la société civile et de la nouvelle société civile congolaise du territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, une grève est décrétée dès ce mercredi le 15 novembre 2023, dans l’ensemble du territoire jusqu’à nouvel ordre.
Cette décision prise est la suite des deux assemblées générales tenues respectivement 07 novembre à Mambasa centre et 09 novembre Biakato. À la base de cette décision, la population du territoire de Mambasa vit dans une prison à ciel ouvert et abandonnée à son triste sort.
Après avoir passé en revue des situations dégradantes dudit territoire, la société civile fait savoir que depuis le 13 Mars 2023 que le pont Ituri II s’est effondré, plusieurs famille ont perdus les leurs et même leurs marchandises sans aucune assistant. Les tracasseries y installées ne sont qu’au profil des autorités et constituent le malheur de la population.
Quant à l’insécurité, l’axe Mambasa Makiki, en dépit de l’accalmie observée sur la NR4 la chefferie de Bakwanza axe Mambasa Lolwa et la chefferie de Bombo et Bandaka. Mais, il y a l’insécurité grandissante due aux incursions des ADF sur la partie Bakwanza tronçons Somé-Bango, des affrontements Fardc 31ème brigade et Maimai. Des cas de meurtre enregistré à l’espace de 9 jours du mois en cours par certains éléments de la brigade à Mayuano.
La levée de cette grève ne peut être obtenue, fait savoir la Société civile, si le gouvernement provincial annule le contrat avec primidis et que cette société quitte le poste de péage, et arrive à trouver une entreprise crédible et expérimentée dans ce domaine en vue de réhabilité la RN4.
Elle exige également que le pont soit réhabilité, les barrières illégales soient supprimées et que d’arrêté 027 qui fixe les carrefours soit respecté et que la société Jerison installe ses machines et cantonniers pour le maintien de la RN44.
Aussi, dans la même registre, la société civile décide du relèvement de comité de sécurité du territoire et la 31ème brigade, qui ne parvient plus à contenir la situation de Mambasa, tout en exigeant que les militaires auteurs de meurtres doivent jugés et condamnés publiquement.
Il sied de signaler que cette grève ouvre la porte à d’autres actions telles que, la marche, incivisme fiscal, sit in.



